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Avertissement

 

ESPOIR
Par Juliette

 

 

Chapitre premier

Onze heures, la sonnerie de son portable retentit. Et son coeur s'arrêta de battre comme il le faisait chaque fois. Et ça, depuis des mois, neuf pour être exacte. Elle décrocha:

-Quoi!?!

-Toujours aussi aimable soeurette à ce que j'entend! Enfin..., j'ai besoin de toi.

-Quoi!?!

-Dans deux heures, j'enverrai Willie te chercher. Le Cao, un restaurant très bien... Je compte sur toi.

-Mais attends, je...

Trop tard, il avait raccroché. Miss Parker se prit la tête dans les mains, hésitant sur la conduite à suivre: Se prendre trois whisky cul sec, descendre à la salle d'entraînement de tirs des nettoyeurs et dégommer tout ce qu'elle verrait ou sortir passer sa colère sur n'importe qui. Décidément, son petit frère, elle ne pouvait pas le supporter!

-Miss Parker?

Broots venait de passer la tête par l'entrebâillement de la porte. Mais Broots n'était pas n'importe qui.

-Ah vous êtes là.

-Oui Broots, quoi ENCORE!

Qu'il l'appelle Miss Parker n'avait pas vraiment arrangé son humeur. A dire vrai, elle ne supportait plus qu'on l'appelle comme ça. Mais comment faire? Elle aurait préféré qu'on dise Ange, comme ça petite ancêtre là-bas, sur l'île de Carthis... Non, il fallait qu'elle arrête de penser à cette île et à ce qui avait failli...

-Miss Parker!

Elle s'aperçut qu'elle n'avait rien écouté à ce que Broots venait de lui dire. Elle tourna vers lui ses yeux remplis de lassitude.

-Jarod?

-Non mais j'ai pensé...

-Si ce n'est pas Jarod, ça ne m'intéresse pas Broots, et puis vous pensez trop.

Il ne se laissa pas dérouter par sa voix cassante et ses yeux hautains. Aussi bizarre que ça paraisse pour un homme aussi timide, il ne se laissait plus démonter par les sautes d'humeurs de sa supérieure.

-Miss Parker, excusez moi mais ça concerne Sydney!

-Allons bon, et qu'est ce que Sydney nous mijote encore?

Elle venait de résoudre son dilemme, elle alla se servir un whisky.

-Je n'ai plus de nouvelles de lui, depuis hier, depuis que votre p... je veux dire Raines l'a convoqué...

-Quoi!

Elle recracha la gorgée qu'elle venait d'avaler.

-Raines! Sydney? Hé bien remuez vous Broots! Trouvez quelque chose, je veux savoir ce qui se passe! Trouvez! Non, attendez!

Broots s'apprêtait à sortir de la pièce.

-Vous connaissez le Cao, un restaurant je crois.

-Oui, spécialité asiatiques, enfin si c'est le même, Il y en a un à Chicago, c'est là où j'habitais avant, on y emmenais souvent Debbie...

-Très bien , occupez vous de Sydney maintenant! Revenez dès que vous avez du nouveau! Et pas un mot à quiconque! Exécution!!


Onze heures, aux urgences de Chicago, le docteur Ross était dans un état second. Il attrapa quelqu'un au vol.

-Carol, je n'y comprend rien, Il devrait être mort à l'heure qu'il est! Il était mort cliniquement quand on l'a trouvé! Et ça fait huit mois Carol!

Elle le regarda avec attention, elle le connaissait bien et ne l'avait jamais vu dans un tel état. Mais c'est vrai que ce patient... Il était arrivé il y a huit mois avec diverses blessures et aucunes chance de sans sortir. Une balle située juste en dessous du coeur, une autre lui avait déplacé la colonne vertébrale, et pour couronner le tout, une hémorragie cérébrale. Le jeune homme avec lui avait tout fait pour qu'on l'opère, jusqu'à prendre en otage Kerry. On lui avait finalement cédé. Et il avait fallu toute l'habileté de Benton, Carter et même de Doug pour le tirer de là. Et une fois opéré, le jeune homme était reparti mystérieusement. Et une interdiction de le débrancher et de le déplacer était arrivé. D'un certain S. Green...

-Carol! Il se, comment dire, il se reconstitue, il est même guéri! Complètement cicatrisé! Aucunes  séquelles! Je n'y crois pas! Mais maintenant il faut qu'il se réveille, parce qu'il dort depuis sept mois! Pas le moindre coma, il dort!

-Excusez  moi?

Doug et Carol ne purent retenir une exclamation de surprise, qui fit se retourner tout le personnel présent.

-Excusez moi? Je ne voulez pas vous faire peur. Je m'appel Jarod. Je voudrais savoir où sont mes affaires, et voir mon docteur titulaire... Au fait quel jour sommes nous?

-Le, le... cinq octobre, bredouilla Carol.

L'étonnement ce lut dans les yeux noisette de Jarod.

-Déjà!

-Oui, et d'ailleurs, commença Doug, je voudrait vous parler, je suis le docteur Doug  Ross et c'est moi qui m'occupe de vous. Carol, vas chercher les affaires de... Jarod, et rejoins nous dans la salle deux s'il te plait. Je crois qu'elle est libre.

-Venez avec moi, Jarod s'il vous plait.

Carol partit tandis que les deux hommes se rendait salle deux.

Là, Jarod apprit tout ce qu'il voulait savoir. Sa guérison miraculeuse, qu'un jeune homme l'avait amené puis était réparti. Comment un certain S. Green l'avait «sauvé». Que personne d'autre n'était venu le voir. Il appris aussi l'actualité:

«War is not the answer» fut son seul commentaire. Après avoir chaleureusement remercié le personnel médical, en particulier Doug et Carol, il allait partir, il faisait beau et rien ne le retenait.

Soudain, on lui tapa sur l'épaule

-Hé, j'ai fini pour aujourd'hui, ça vous dit d'aller manger un morceau? Je meurs de faim. Je suppose que vous aussi?

-John Carter?

-Lui-même, j'aimerait bien discuter avec vous, rien que pour votre guérison miraculeuse. Je connais un petit resto sympa pas très loin, spécialité asiatique. Et je suis en voiture.

-Je vous suis.

 

Chapitre 2

Un heure et toujours rien. Willie fit irruption dans son bureau.

-Miss Parker, Il faut y aller. Le jet nous attend.

Cette dernière se leva à contrecoeur, et lança à Broots, qui était revenu bredouille.

-Trouvez moi quelque chose, continuez!

Elle commençait à s'en faire pour Sydney. Plus qu'elle ne l'admettais devant Broots. Et l'idée d'obéir à son frère lui répugnait. Surtout qu'elle ne savait pas ce qu'il complotait... Le Cao... Broots avait dit «spécialité asiatiques»! Pourquoi n'avait elle réagit avant! Qu'est ce que son anthropophage de frère voulait! Qu'il l'aide! Ca jamais! mais alors jamais! Son esprit se révoltait au fur et à mesure que le jet décollait. Raines avait bien dit qu'il fallait qu'elle lui prouve ce qu'elle valait. En aidant Lyle peut être... Non, ça devait être autre chose, il fallait que ce soit autre chose...


-Sydney... vous êtes enfin réveillé?

La voix était sifflante. Sydney se réveillait difficilement. Rassemblant ses esprits.

-Raines?

-C'est moi oui. Vous nous aviez caché bien des choses.

-Hein?

-Oui, Sydney, heureusement voyez vous, nous nous en sommes rendu compte. Notre nouveau sérum de vérité est très efficace. Quoique nous ne sommes pas encore sûr des effets secondaires...Sydney ne répondit rien. Il voyait floue mais commençait à comprendre l'ignoble vérité. On le frappa soudain au visage.

-Pourquoi nous avez vous caché l'hospitalisation de Jarod? Qu'il était au seuil de la mort? Vous savez que nous l'aurions aider, soigne... Jarod est ici chez lui. Enfin maintenant, nous savons qu'il est à Chicago, inutiles de nier. Vous ne nous êtes plus d'aucunes utilité Sydney.
Au fait, vos «impressions» au niveau de Miss Parker se sont révélés très instructives... Nous savons enfin que cette petite garce vas nous claquer dans les doigts. Je les toujours su. N'était ce par respect pour Catherine, ça fait longtemps que je l'aurais...

-Votre fille, vous...

-Ma fille... Sydney, arrêter de raconter n'importe quoi! Lyle est mon fils, mais si Miss Parker était ma fille je le serait! Enfin, son... hum... frère lui réserve un tour à sa façon.

Raines sortit, grinçant. laissant Sydney complètement désemparé, perplexe. Il commença à sombrer dans le désespoir.


Broots avait enfin réussi à pirater les micros. Il risquait gros, rès gros. Mais là, il s'agissait de Sydney! Et même Miss Parker était inquiète. Il l'avait bien vu. Il copia rapidement le contenu des micros des quartiers de Raines sur un CD et recommença l'opération sur une cassette, au cas où. Une fois les enregistrement terminé, il glissa sa cassette dans son walkman jaune citron.
Il se dirigeait vers le bureau de Miss Parker pour écouter plus tranquillement quand il s'aperçut que celui-ci était occupé par des nettoyeurs en pleins travail. Mais qu'est ce qu'y ce passait! Il descendit alors à la cafétéria du niveau et commanda un schwepps. Rembobinant sa cassette, il se mit à écouter, mortifié de son acte. Après plusieurs conversations sans intérêt, il entendit celle de Sydney et de Raines.  Un long frisson lui glaça l'échine. Il fallait qu'il aide son ami, mais comment! Il valait mieux qu'il aille trouver Angelo avant que son courage ne l'abandonne totalement.


Jarod avait accompagné Carter aux vestiaires, puis était sorti avec lui par le parking.

Au volant de son Audi, Carter emmenait Jarod dans le quartier chinois. Ce patient l'intriguait et il aurait voulu en savoir plus. Il avait quand même était surpris quand celui-ci avait accepté son invitation. Ils se retrouvèrent coincés dans les embouteillages, comme tout les midis à Chicago.

-Où allons nous?

-Je propose la Cao, resto chinois sympa, si vous n'y voyez pas d'inconvénients?

-Aucunes.

-Tant mieux. Et... Que faites vous dans la vie, si c'est pas indiscret?

-Oh, j'ai fait un peu de tout, pompier, médecin, policier...

Carter s'apprêtait à rire de ce qu'il avait pris comme une plaisanterie, mais en voyant le visage de Jarod, il se ravisa, en se demandant si c'était possible que cet homme dise la vérité.

-Mais parlez moi de vous plutôt; continua Jarod, la vie aux urgences ne doit pas toujours être facile, non? On doit croiser pas mal de gens bizarre? Même si ce n'est sûrement pas à moi de dire ça!

Carter rit franchement cette fois.

-Oh, c'est  vrai, la dernière en date, à part vous, c'était une jolie petite blonde qui se prenait pour une tueuse de vampires. Elle avait un sacré caractère et pas mal de force, elle m'avais jeté à terre et presque immobilisé. On devait l'opérer...

-Ca me rappelle quelqu'un, dis Jarod en souriant, pas le même physique mais... Une grande brune...

-Ah? Oh, on est arrivé.


Lyle regarda encore une fois les trois jeunes filles qu'il avait attrapé. Ravissantes. Mais elles lui avaient donné du fil à retordre!

-Bon allez les super nanas, vous avez perdus, c'est établi.

-Non mais attends j'hallucine ou quoi! Pour qui il se prend le men-in-black là! On a passé l'âge! Les super nanas, non mais! Moi c'est Sam et les autres c'est Clover et Alex...

Lyle la fit taire d'un violent revers de main.

-Hé bien, bulle, belle, et toi rebelle, vous allez me faire le plaisir de vous taire.

Il les dévisagea longtemps, puis pris des vêtements sur une étagère.

-Et puis mettez ça au lieu de vos espèce de combinaisons! On est pas dans un dessin animés içi!

Il verrouilla la porte derrière lui, il ne pensait pas ces trois frêles créatures capables de grand chose.

Une fois enfermés, les filles regardèrent ce qu'il leur avait donné.

-Des robes chinoises! s'exclama Sam, Les filles, je pensent que ce type est un pervers!

-We're totally spices! s'écria Clover.

-Partons d'ici les filles, vos combinaisons félines! Il ne faut pas qu'on arrive ne retard à la fête du lycée!

Et elles s'éclipsèrent par le conduit d'aération.


Miss Parker n'arrivait pas à se défaire de ses mauvais pressentiments. Même son Smith&Wesson 9mm n'arrivait pas à la rassurer! Son sixième sens lui disait qu'il allait se passer quelque chose, peut être un danger. La Mercedes noire se gara en souplesse devant le restaurant. Elle sortit, Willie immédiatement sur ses talons aiguilles Cerutti. Il était là pour veiller à ce qu'elle ne parte pas, ça ne faisait pas l'ombre d'un doute.


Carter rentra dans le restaurant, Jarod allait le suivre quand il croisa le regard d'un homme qu'il avait presque oublié. La surprise se lut dans leur regard.

-JAROD!

Jarod se retourna et se cogna contre quelqu'un! Parker! mais qu'est ce qu'elle faisait là! Sans se laisser le temps de réfléchir, il empoigna les clés que Carter, juste devant lui, tenait encore à la main, et courut jusqu'à la voiture. Les gorilles du Centre le poursuivant de près. Il monta démarra et entendit une portière claquer derrière lui.

Et bien, ce type m'a volé m'a bagnole, mais il avait l'air sérieusement dans la merde. J'y comprend plus rien, pensa John.

 

Chapitre 3

-Angelo, il faut que tu m'aides! Sydney... Sydney est en très grand danger! Et Miss Parker aussi si j'en juge par ce que j'ai entendu! Oh, mon dieu, et où est elle? Mais j'oublie Sydney! Je sais vraiment pas ce que Raines veut faire... Et moi je ne sais pas quoi faire...

Broots paniqué, se tordait les mains. Son visage reflétant clairement sa détresse.

-Ecoutes Angelo, il faut que un de nous deux neutralise les caméras. Pour Sydney. Pour le faire évader. Et vite avant que tout mon courage ne m'abandonne. Ohh... Si Mr Raines l'apprend...

-Angelo, va neutraliser les caméras. Toi, va délivrer Sydney. Maintenant.

-Je pense que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, gémit Broots.

Angelo ce précipita vers l'ordinateur le plus proches tandis que Broots se rendait au bureau de Raines le plus discrètement possible. Là, il trouva sans trop de peine le code d'entrée. Constatant que Sydney n'était pas dans le bureau lui-même, Il se tourna vers la porte de la pièce d'à côté. Malheureusement, cette porte avait une serrure. Broots fouilla le bureau de Raines une bonne dizaine de minutes pour trouver d'hypothétique clés. Il finit par décider de prendre un trombone et essaya de faire jouer la serrure.


Jarod sentit le Smith&Wesson s'enfoncer dans sa nuque. Il n'avait pas besoin de paroles pour savoir qui était là. Sa présence à elle seule l'avait... comment dire... chamboulé? Plus que ça. Il se revoyait adolescent quand... Il s'efforça de ne plus y penser mais quand elle était là, même Zoe s'effaçait.

-Jarod, je te tiens enfin!

Elle se troubla.

-Enfin, je te tiens une nouvelle fois.

Elle se sentait soudainement ridicule. Telle une petite fille gatée à qui on a cédé.

-Jarod. J'ai gagné ma liberté.

Elle ne croyait soudain plus à ce qu'elle disait.

-Aller Wonderboy, retour au Centre. A l'aéroport! Vite! Mais qu'est ce que tu attends!?!

-Tue moi plutôt.

-Hein?

Il se retourna, il l'avait vraiment décontenancée. D'habitude il essayait toujours de négocier. Pas cette fois. Il n'en avait plus envie. Il venait de dire lui dire la vérité. D'ailleurs quant à dire la vérité, autant la dire jusqu'au bout. Les mensonges et les demi vérités le dégoûtaient. Il prit une profonde inspiration:

-Ange? Je voudrais te dire...

-ATTENTION!

Le pare brise arrière explosa. La mercedes noire fonçait droit sur eux.


Tout tournait mal aujourd'hui. Jarod était réapparu trop tôt! Il n'aurait pas dû sortir de l'hôpital s'en être repérer. Et pourquoi était il venu précisément au Cao. Lyle ne voyait qu'une réponse: Cette stupide Parker. Elle était d'ailleurs monté avec lui dans la voiture. Elle les avait donc trahi. Et maintenant, ils étaient semés... Comme des débutants.

Mais, non! L'Audi était droit devant eux. Willie visa et la vitre arrière explosa.


-Jarod, dis moi où on vas!

-Où «on» vas? Tu as décidé de prendre le tournant, Parker? De venir avec moi?

La voix de Jarod était cynique, mais non dénuée d'espoir.

-Bien sûr que non!

Sa réponse était parti trop vite. Elle le regretta aussitôt.

-Je ne peux pas... essaya t-elle de tempérer

-Le problème avec toi, Ange, c'est que tu ne peux jamais. Elle réalisa qu'il l'avait appelé Ange, naturellement. Il la comprenait donc si bien? Voyant qu'elle ne répondait pas, il continua:

-Alors fais ce que tu veux. Ramène moi au centre si ça te chante. Moi j'abandonne.

Joignant le geste a la parole, il lâcha le volant.

-Tu es fou!

La voiture fit une embardé et défonça une clôture. Il fallu à Ange toute son adresse pour ramener la voiture sur la route. Aussi n'entendit elle pas quand Jarod rectifia en murmurant:

-Amoureux...

La situation était précaire et assez gênante. Jarod n'ayant pas bouger d'un pouce, Miss Parker était à moitié grimpée sur lui pour garder le contrôle. Sa mini jupe et ses talons ne lui simplifiant pas la vie, elle se maudit. Au plus profond d'elle même, ça ne lui déplaisait pas plus que ça. A Jarod non plus d'ailleurs. Soudain, elle lui écrasa le pied. La voiture crissa et pila devant une femme qui braquait sur eux... Une mitrailleuse.

Lyle les vit s'arrêter. Il accéléra pour réduire la distance qui s'était de nouveau creusée entre eux.


La jeune femme monta dans la voiture. sa jolie silhouette moulée dans des vêtement noirs. Des mèches rouges s'échappant d'un bonnet. Elle pointa son arme sur Jarod, suivant inconsciemment sa compagne de fortune.

-Au bureau annexe de la CIA, à Chicago. VITE!

Jarod n'avait pas besoin qu'on lui répète. La mercedes de Lyle arrivait. Parker s'était immédiatement décollé de lui et avait repris son arme. Une jaguar blanche venait d'apparaître. En sus de la première voiture. Il soupira, ça avait tellement un côté de déjà vu...Il remarqua poliment:

-Vous savez, votre chargeur et vide. On dirait que vous avez des ennuis?

Elle ouvrit de grand yeux. Elle ne s'en était même pas rendu compte. Il faut dire qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps d'y penser, avec tout ce qui s'était passé...

-Votre nom.

C'était la femme qui avait parlé. Syney la détailla. Grande, brune. Elle portait son maquillage comme on portait une armure. Mais elle avait de la classe, et on sentait que c'était inné. Il n'y avait qu'à voir comment elle semblait à l'aise dans son tailleurs et dans se bottines à talons.

-Jennifer... Jennifer Garner

Comment ce nom lui était venu, elle n'aurait pas pu le dire, mais après la défaite qu'elle venait de subir, il valait mieux être très prudente. Elle ne savait toujours pas qui ils étaient et son chargeur était effectivement vide... Même si l'homme inspirait la confiance...

D'ailleurs, elle venait de remarquer que sa compagne tenait un Smith&Wesson 9mm, une belle arme. Mais sa main se crispait dessus, autant par rage que par doute, semblait il. Son voisin, lui, ne faisait plus attention, occupé qu'il était à essayer de semer la jaguar, et... NON! Il y avait aussi une mercedes!


Broots crochetait toujours la serrure, et la chance tourna en sa faveur. La porte s'ouvrit sans un grincement. Il entra. Il s'était attendu au pire, mais voir Sydney, attaché sur une chaise, le visage tuméfié, le bras droit en sang lui causa un sérieux choc. Il se reprit bien vite, ferma la porte, et couru vers le psy, qui semblait avoir perdu connaissance. Priant pour qu'Angelo ai bien mis hors d'état les caméras.

Quelle ne fut pas sa panique quand il entendit le grincement caractérisant l'approche de Raines. Qui entra dan son bureau et se dirigea vers l'autre pièce. Une sonnerie de téléphone le fit se raviser et il décrocha.

Broots essayait de délivrer Syney de ses menottes le plus silencieusement possible. En plus de ses talents informatiques il semblait avoir un don pour crocheter n'importe quelle serrures. Et il en était le premier surpris.

A côté, ça bardait pour Lyle, et les menaces de Raines étaient vraiment effrayantes. Bien fait pour lui, osa penser Broots. Il entendit le directeur de Centre quitter la pièce, furieux.

-pfffffou... On l'a échappé belle. Ca va Sydney? Non, ça ne vas pas à ce que je vois. Bon maintenant, il faut qu'on sorte d'içi. Mais je dois vous avouer que je ne sais pas du tout comment on vas s'y prendre...

Et il entreprit de soutenir un Sydney très affaibli et incapable de proférer le moindre son. Ensemble ils se dirigèrent péniblement vers la sortie.


Lyle grogna. La communication venait d'être coupé, on lui avait raccroché au nez après l'avoir menacé très explicitement. Et tel père, tel fils, ils savait que les menaces seraient mises à exécution si il échouait.

Tout ça à cause de ce fumier de Jarod et de sa pétasse de ... Si ça ne tenais qu'à lui, ils seraient mort depuis longtemps.

 

Chapitre 4

Sydney, «la» Sydney, se risqua enfin à demander:

-Heu... Je peux savoir où vous allez? Qui vous êtes? Et la mercedes?

-C'est moi qui pose les questions! S'écria la brune.

Elle devait avoir moins de 35 ans jugea finalement la jeune femme.
Son compagnon posa sa main sur son bras, en signe d'apaisement. Mais ce geste provoqua des émotions si contradictoires chez la femme qu'il le retira aussitôt.

-Nous vous déposons à la CIA je suppose. Je m'appelle Jarod et voici... Meg Johnes.

Il sourit, le nom de sa mère ne lui aller pas si mal après tout.

Ange poussa un soupir, mais ne le fusilla pas du regard.

-Et vous, vous travaillez pour la CIA?

L'homme, Jarod, avait une voix chaude, agréable. Une voix a laquelle on pouvait faire confiance. Vraiment.

Elle se rendit compte de leur goût prononcé pour le cuir.

-Ohh, c'est compliqué...

-Je vois. Dites moi, vous connaissez Jack Bristow je crois. Non? Il me semble que vous êtes sa fille?

Sydney resta sans voix. Il connaissait son père et la reconnaissait elle. Elle ne se rappelais pourtant pas l'avoir déjà vu.

-Comment connaissez vous...

Elle s'arrêta. Elle venait violer une des règles les plus élémentaires. Elle s'était fait piéger.

Jarod, voyant son désarroi, la rassura.

-Ne vous inquiétez pas. Je nous vous avez jamais vu mais j'ai eu l'occasion de travailler avec votre père, Jack Bristow. Pour la CIA. Il m'a beaucoup parler de vous. Vous avez la même détermination dans le regard. J'en déduis que vous êtes Sydney Bristow.

Il lui sourit et une partit de ses craintes s'envola. Mais lui parler de son père raviva certaines douleurs...

-Donc, personnellement, je n'ai rien contre vous. Et elle non plus a priori.

-Je ne sais pas ce qui me retiens de t'exploser la tête Jarod... Dit dans un souffle Miss Parker.

-Dans ce cas là, vous pourriez me dire la vérité...? Pour qui travaillez vous et...

-Toi, la débutante, tu fermes ta gueule. Le bon samaritain ici présent te ramène chez toi. N'en demandes pas plus.

Sydney se tut. Etre traité de débutante était humiliant. mais le Smith&Wesson était assez convaincant. Et sous ses dehors de dragonlady, Sydney sentait la souffrance. Tout d'un coup, la voiture se déporta vers la gauche. Une deuxième mercedes fonçait devant eux.

Volontairement ou par accident, elle même ne le savait pas, la portière s'ouvrit et Miss Parker se fit éjecter avant d'avoir pu dire quoi que ce soit. Elle entendit la voix de Jarod

-ANGE!!

Il avait essayé de la rattraper, délaissant une fois de plus le volant.

Sydney, grâce à ses réflexes habituels, se propulsa à l'avant. Sur la place que de Jarod. Elle reprit la voiture en main juste à temps pour éviter la collision entre la jaguar et la deuxième mercedes. Qui explosèrent. Stoppant la dernière mercedes.

Elle se accéléra pour rejoindre la CIA le plus vite possible. Elle se demanda si son père ou sa mère se trouvait dans la voiture au moment de l'explosion. Elle supposait que non. Elle revint à la réalité en entendant Jarod sangloter à côté d'elle.


Miss Parker, étendue sur la route, tendit la main tant bien que mal vers son pistolet, par réflexe. Une chaussure noire vernie lui broya alors le poignet.

-Tu n'y penses pas soeurette. Pas contre nous, si?

La pression s'accentua. La voix était doucereuse. Soudain, on lui tira les cheveux, la forçant à relever la tête.

-Tu as encore tout fais foirer! Mais qu'est ce que tu imaginais, hein? Tu croyais pouvoir filer avec Jarod? Pauvre conne.

Les pieds et la voix appartenait à Lyle. C'est tout ce qu'elle arrivait à comprendre.

-Willie, met la dans la voiture. J'ai ma petite idée pour récupérer Jarod. De toute façon, là, il nous a semer pour de bon.

Des larmes coulaient sur le visage d'Ange. Elle avait perdu Jarod une fois de plus.

 

Chapitre 5

Broots osa enfin ouvrir la porte du couloir, portant Sydney à bout de bras. Pour se retrouver nez à nez avec... Ethan. Une rousse l'accompagnait.

Après que le major Charles eu sauvé Zoe des griffes de Cox, il était reparti avec Emily et Jay, le petit caméléon, à la recherche Margareth. Ethan avait péféré rester près de son frère et de sa soeur. Et Zoe était resté avec lui pour retrouver Jarod. Ils s'étaient alors réfugier à Baltimore. Mais quand Ethan l'avait réveillé en pleine nuit pour lui dire qu'il partait, sachant que Jarod et Miss Parker étaient en danger, elle avait voulu l'accompagner. Ils avaient roulé jusqu'au matin.

Sans lui poser de question, elle saisi le pistolet qu'il lui tendais et le suivi dans les profondeurs du Centre.

Une porte s'ouvrit.

Il fallait aider l'homme blessé. Et il faire confiance à l'autre homme.

Ethan n'avait pas besoin de plus d'indication, il empoigna Sydney par l'autre bras, au grand soulagement de Broots. Il gagnèrent aussi vite que possible l'ascenseur.

Ils avaient presque atteint la voiture quand une balle siffla au dessus de leur tête. Cox!

L'informaticien fit monter le blessé tandis qu'Ethan démarrait. Zoe les suivait. Soudain, elle se ravisa, se retourna, visa et tira. Cox tomba face contre terre. Elle monta dans la voiture, qui partait.

Ethan remarqua qu'elle avait la main crispée sur son ventre.

-Qu'est ce que tu as Zoe? Zoe? Réponds moi! Zoe! Tu es blessée?

Elle répondit dans un souffle:

-Je crois que Jarod ne connaîtra jamais son bébé.

Elle était livide. Elle perdait trop de sang et la balle n'était pas ressortie.

-J'aurais tellement qu'on soit heureux ensemble. Avoir une famille. Je voulais lui faire la surprise...

Elle eut un pauvre petit sourire et s'évanouit.


L'agent Sydney Bristow pila devant les bâtiments de la CIA où la voiture fut immédiatement encerclé par des tireurs d'élites. On venait de recevoir des menaces de la mafia. Elle sortit lentement, laissant Jarod toujours prostré dans la voiture.

-Agent Bristow. Ne tirez pas.

Elle n'eut pas le temps de continuer, on la souleva de terre.

-Mon dieu Sydney! Tu es vivante!

Michael Vaughn l'avait pris dans ses bras, elle en resta bouche bée. Il n'était pas dans son état normal, c'était pas possible. Jamais, au grand jamais elle n'aurait pensé qu'il la prendrait dans ses bras. Devant témoins en plus. Il avait perdu la tête? Quoique ce n'était pas désagréable, elle devait bien le reconnaître... Il lui prit le visage dans les mains, remettant en place des mèches folles.

-Et lui, on en fait quoi?

Un homme avait sorti Jarod. Celui-ci ne semblait ne plus avoir aucune résistance.

-Oh! Lui. C'est Jarod. Il a travaillé avec mon père si j'ai bien compris...

Le visage de Vaughn, d'abord assombrit à l'idée que cet homme avait été dans la même voiture que son agent préféré, se fit scrutateur. Soudain, il s'écria:

-Oui! Je m'en rappelle! Vous aviez travaillé avec Jack Bristow sur une transaction le Centre- SD6? Et après l'avoir fait échouer vous aviez disparu! Vous êtes celui qui sauve la veuve et l'orphelin et puis s'en va?  On a jamais réussi à avoir un dossier complet sur vous...

-Exactement.

-Et que faites vous là?

-J'ai perdu quelqu'un... une fois de trop.


Miss Parker ouvrit les yeux. Elle avait mal partout. Surtout à la tête. Encore pire qu'après une gueule de bois.

-Alors Parker, on émerge?

Elle s'aperçut que Lyle se tenait devant elle. Et qu'elle avait les poignet attaché. Elle réalisa instinctivement ce qu'y aller ce passer. Elle avait suffisamment fouiné chez son frère pour le savoir. Un frisson d'horreur la parcourut.

-Tes poignets? Figures toi que tu ne tenais plus debout alors... simple mesure de précaution...

Elle ouvrit la bouche.

-Non ne dis rien. Je sais déjà tout ça. Je vais même t'avouer que ça me flatte. mais là, ça ne sert vraiment à rien.

Il tenait à lui faire payer tout ses échecs.

-Au fait, tu sais que nous ne sommes que demi-frères?

-HEIN?

-Oui, une des nombreuses expériences de Raines. Figures toi que «notre» mère était un cobaye parfait. Très résistante et ne faisant que peu de rejet. Ce qui n'était pas le cas d'autres mères porteuses. Beaucoup sont mortes en couches ou au cours d'opérations diverses... Oh, Raines est bien mon père, et le tien... ta mère avait l'habitude de coucher à droite à gauche...

-Je crois que je vais vomir...

-Tu n'y pense pas sérieusement j'espère!?!

Elle s'aperçut qu'il tenais une pelle à la main.

-Je vois que tu as vu mon joujou, Elle et moi, c'est pour la vie tu sais...

Il la frappa au ventre. La pelle s'enfonça dans les chairs. Ange sentit un liquide chaud couler. Son sang.

-Réveilles toi!

Un coup  à la tempe la ramena à elle;

-Je vais t'étriper tu sais.

Lyle parlait sur un ton enjoué, comme lors d'une conversation entre amis. Totalement décalé face à la situation.

-Oui, je vais t'achever, chère demie soeur...

Tout ces échecs sont de ta fautes, hein? La tienne seule. Mais maintenant, ton petit génie ne peut plus te sauver. Tu vas bientôt être aussi froide que ton abruti d'ex! Ce pauvre Thomas... Tu es peut être maudite Parker?

Nouveau coup, à la cuisse cette fois. Rejoindre Thomas, l'idée lui paraissait plaisante...

-Et tu...

Il fut interrompu par la sonnerie de son portable.

-Allô?

-Lyle, on a retrouvé Jarod, alors tu laisses Parker et tu y vas tout de suite, exécution.

Lyle raccrocha, excédé.

-C'est toujours quand je m'amuse...

Il avait maintenant la voix et le visage d'un petit garçon boudeur. C'était effrayant.

-Désolé de devoir te quitter si vite, mais le devoir m'appelle. Ton foutu prince charmant vas bientôt être de retour chez nous... Et tu sais quoi? Il auras la chance de voir tes derniers moments.

Il désigna une caméra en marche et sortit, un sourire jusqu'au oreilles.


-Excusez-moi!

Ethan avait littéralement volé jusqu'à Baltimore, sans tenir aucun compte des limites de vitesse. Zoe ne s'était pas réveillé, et Sydney était au bord de l'épuisement.

-On a besoin d'aide! VITE!

Ils étaient devant les urgences et Broots venait de s'adresser à deux brunes. Des soeurs sûrement.

-Oh mon dieu! s'écria la plus petite. Ils sont blessés! Piper vite! LEO, LEO, PAIGE!

Elles hurlèrent, complètement hystériques.

-PAR LES POUVOIRS QUI NOUS SONT ACCORDÉS...

Heureusement, un adolescent accompagné d'une jeune fille à lunette avait eu l'intelligence de prévénir les médecins. Qui accoururent aussitôt. Ils transportèrent Zoe et Sydney à l'intérieur.

-Je comprend maintenant pour quoi tu tenais tant à venir ici. Tu voulais faire ta BA de la journée, non?

-Arrête Tom, la fille avait l'air au bord de la mort. Ne plaisante pas avec ça. Répondit Daria.

Pendant ce temps, les deux jolies brunes avait été ramenés au service psychiatrique.

Zoe était effectivement dans un état très critique. Malgré tout leurs efforts, le chirurgiens ne purent retirer la balle. Le décès fut constaté une heure après l'opération.

Sydney eut plus de chance, ses blessures étant superficielles. mais il restait en état de choc.

 

Chapitre 6

La CIA c'était organisée. On venait d'apprendre la double, enfin triple alliance de la mafia russe, du Triumvirat et du Centre. Sydney avait obtenu de participer à leur destruction, et rien n'avait pu la faire changer d'avis. C'était un enjeu personnel mais qui mettait en jeu sa couverture au SD6.

Elle était hors d'elle. sa mère les avait trahis une fois de plus et elle n'avait aucune nouvelle de son père. On leur avait coller cette petite grue de Max, qui avait travaillé officiellement pour le FBI avant d'être recrutée par la CIA, et qui ne ferait que les encombrer. Le pire, c'est qu'elle n'arrêtait pas de faire les yeux doux à Vaughn!

Jarod, revenu de son moment de profond abattement, était lui aussi en rage. Il avait perdu Ange et ne savait toujours pas ses intentions. peut être s'était elle éjectée volontairement. Pourtant il lui avait semblé, dans la voiture... Et leur coéquipière, à Sydney et lui, était trop brune et aimais trop manifestement le cuir à son goût. pas la peine de lui rappeler des mauvais, enfin bons... Enfin des souvenirs quoi!

Max aussi fulminait. Elle n'aimais pas qu'on la critique et qu'on remette en cause ses capacités. En plus, cette abrutie de Sydney l'empêchait d'approcher ce Michael!

A ce moment, ce même Vaughn les interrompit dans leur réflexion.

-Je ne comprend pas, ils convergent tous vers le Centre. Ils vas falloir qu'on y aille. Vous formerez a vous trois la première attaque. Il faudra que vous arriviez a neutraliser tout les pontes. Cinq équipes se chargeront de la neutralisation des autres. Et le reste encerclera les bâtiments.

-Et pour ceux qui...

-Plus tard, Sydney, concentrez vous sur votre propre mission plutôt. Et il nous faut y aller tout de suite.


Raine exultait. Dans quelques minutes Sam aurait trouvé les rouleaux. Et alors, lui, Raines, deviendrait... Rien de moins que le Maître du Monde! Et qu'importe l'évasion de Sydney. Lyle se chargerait de lui...

-Alors Sam?

Autour de lui, Irina Derevko représentait la mafia russe. Pour qui elle n'avait jamais cessé de travailler. Ses hommes de main étaient eux aussi présents. De même, les représentant du Triumvirat étaient là.

Les pauvres fous, pensait Raines, si ils croient qu'ils seront de taille pour se mesurer à moi, ils se trompent!

-Sam?

-Monsieur, ça y est, je...

Un claquement de fouet retentit dans le haut parleur et un:

-Qu'est ce que c'est que ça?

Et puis plus rien.


Quelque part sur une plage du New Hampshire. Sam gisait la tête enfoncée dans le sable. Indiana jeta au loin le micro émetteur. Il se retourna quand il s'aperçut que, souple comme un félin, une femme svelte, élancée, au longs cheveux bruns c'était emparé des rouleaux. Elle détalait maintenant en direction d'une ford, au volant de laquelle était assis un homme.

Indi fit de nouveau claquer son fouet, contraignant la femme à lâcher la mallette. Il la rattrapa en une poignée de secondes et lui prit les poignet en souriant d'une façon exaspérante.

-Qui êtes vous?

-Sydney Fox, l'aventurière, pour vous servir.

Elle accompagna ses paroles d'un coup de genou au niveau du ventre et se libéra de l'emprise de l'homme au chapeau. Qui l'envoya alors rouler à terre.

Celui-ci, ayant des abdos en béton, n'était pas troublé le moins du monde. Il s'alluma une cigarette.

Au même moment, Naigels le bouscula, croyant ainsi aider sa patronne qui aurait pu très bien se débrouiller toute seule. La cigarette tomba dans la mallette qui c'était ouverte dans sa chute. Les rouleaux s'enflammèrent aussitôt. Les deux archéologues se regardèrent, consternés.

Ainsi fini l'histoire de ces parchemins, écrit pas Dieu, le Diable ou un pauvre fou. Ce qu'ils contenaient, seul le défunt Mr Parker l'apprit, et son sacrifice ne fut pas vain.

-SAM! Hurla Raines.


Une furie déboula dans la pièce, dépassa Raines et s'attaqua directement à Irina Derevko. Entre deux prises de kick-boxing, Sydney était en larmes. Sa mère avait failli encore une fois la tuer, elle ne lui pardonnerait plus.

-OU EST MON PÈRE!

-Mort, ma pauvre Sydney, c'est même toi qui l'a tué. Il était dans la jaguar.

D'une dernière prise, La jeune femme la mis hors d'état de nuire. Elle l'aurait même tué si un homme n'avait pas eu la mauvaise idée d'essayer de protéger sa patronne.


Jarod, quant à lui, était entré dans la pièce inaperçu de tous. Il attrapa soudain Raines et le menaçant, lui demanda:

-Où est Parker!

-Avec son frère.

Raines partit d'un rire de dément. Quelque chose s'était brisé en lui. Déjà la folie luisait dans ses yeux. Jarod recula, troublé. Il ne profita alors pour se diriger vers la fenêtre. Jarod ne fit aucun geste pour l'en empêcher. Raine se retourna.

-Adieu pretender. Tu fut ma plus grande réussite.

Il sauta. Et mourut trois étages plus bas.

Et puis Max... Hé bien... Elle faisait elle aussi des dégâts. Mais sans aucune raison personnelle.

Jarod, se penchant à la fenêtre, vit soudain Lyle penché sur le corps de Raines.


Lyle et ses hommes étaient arrivés au CIA trop tard. Ils étaient immédiatement  revenus au Centre, où tous s'étaient fait piéger. Sauf Lyle. En voyant le corps de son père, mort, il leva les yeux et aperçut Jarod, trois étages plus haut.

Jarod descendit en un temps record, juste à temps pour voir Lyle démarrer et un pauvre type s'écrouler. Il sauta dans la BMW dans laquelle Max, Sydney et lui était venu. Et s'engagea à sa poursuite.

Lyle rentrait chez lui par le chemin le plus court. Conscient de la présence de son ennemi derrière lui. Il sourit à l'idée de le détruire. C'était si simple, pourquoi n'y avait il pas songé avant. Il allait exécuter sa soeur sous les yeux du caméléon. Arrivé chez lui, il se précipita dans la pièce où Ange était séquestrée. Se munit de la pelle et frappa de toute ses forces.


Ange se réveilla sous l'impact du coup. Son corps n'était plus que souffrance. Sa tête la brûlait. Tout dansait devant ses yeux. Elle allait mourir. Mais de grâce, qu'on l'achève vite. Elle attendit avec résignation les autres coups. En songeant que toute sa vie elle serait passé à côté de son unique...

-ANGE!

Le deuxième coup ne retomba jamais. Son demi frère gisait, une balle dans la cuisse. A cause du silencieux, elle n'avait rien entendu.Elle sentit qu'on la détachait. Elle manqua de s'effondrer sur le sol mais on la rattrapa avec une douceur infini. Elle sut alors que son voeu avait été réalisé.


Les locaux du Centre était enfin investis. Mais quelques hommes du Triumvirat et de la mafia avaient réussi à s'enfuir. On avait déjà commencer à les traquer.

On avait aussi découvert toutes les salles des horreurs, les restes d'expériences ratées... Et Angelo. Celui-çi avait fourni une aide précieuse. Et savait où Jarod était allé.

Quand la CIA arriva chez Lyle, il n'y avait plus personne. Mais du sang jusque dans la rue.

 

Chapitre 7

Vaughn avait raccompagné Sydney chez elle, à Los Angeles, incapable qu'elle était de penser.

Francie, en voyant son état, n'avait fait aucun commentaires et l'avait aidé à l'installer dans le canapé. Pendant qu'elle téléphonait à Will, il resta à côté d'elle. Il ne voulait pas encore penser à la couverture de sa «protégée». Celle çi allait sûrement voler en éclat, si ce n'était pas déjà fait. Le SD-6 ne pouvait pas être passer à côté d'une action de cette ampleur. Il allait sûrement se renseigner...
En tout cas, lui, resterait avec elle pour l'épauler. Elle avait déjà trop souffert pour qu'on l'abandonne en ce moment. Surtout qu'on ne savait toujours pas si son père était mort ou vivant, et surtout, où il était.


Jarod regardait son Ange, qui paraissait minuscule dans le lit d'hôpital. Plus aucune trace de maquillage ne protégeait son visage et elle semblait perdue dans une blouse blanche. C'était la première fois qu'il la voyait si vulnérable et elle lui rappelait la petite fille qu'il n'avait jamais cessé d'aimer.

On l'avait transféré, sur instructions de Jarod, aux urgences de Chicago. De même que Sydney. Et là, ils avaient retrouvés Jack Bristow.

Mais même Benton avait failli la perdre. Plusieurs coupures s'étant infectés, ou avaient touchées des organes vitaux. Finalement, c'était grâce aux talents de Jarod qu'elle était sauve. Il se rappela deux jours auparavant, quand il l'avait amené à Baltimore. Enveloppée dans son grand manteau en cuir, maculé de sang.

C'était là aussi qu'il avait retrouvé Ethan. Et Zoe, surtout Zoe. Mais elle était morte au moment même où il entrait dans la salle d'opération. Elle l'avait regardé, sourit, et avait murmurée:

-On l'aurait appelé Katy...

Et puis plus rien. Il avait appris d'Ethan et de Broots qu'elle était enceinte. Ca l'avait bouleversé. Zoe lui avait appris à être heureux, et elle était la deuxième personne qu'il aimait le plus au monde. Il ne pourrait jamais l'oublier.

Des larmes lui montèrent aux yeux, s'accentuant quand il pensa qu'il aurait pu perdre deux fois plus.

Un son lui fit lever la tête. De grand yeux bleus le fixaient intensément.

-Jarod?

Sa voix était si faible qu'il du se pencher pour l'entendre.

-Je rêve? Il y avait Lyle et... Tout d'un coup, toi. Où suis-je? Ah oui, je me rappelle...

L'effort l'avait épuisé. Jarod lui prit la main, et la serra de toutes ses forces. Elle ferma alors les yeux, rassurée.

La porte s'ouvrit laissant apparaître Carol.

-Jarod, ils t'attendent dans le hall, vous devez être à l'aéroport dans vingt minutes.

Voyant qu'il répugnait à la lâcher, elle ajouta:

-Ne t'inquiètes pas, on vas prendre soin d'elle.

Il rejoignit alors Broots poussant Sydney en chaise roulante, encore trop faible pour marcher, un effet secondaire du sérum, et Ethan. Il se sentit coupable d'avoir failli encore une fois abandonner Zoe. Au moment de sortir, une silhouette menue sorti d'une des chambres et les rattrapa. Syd se joignit à eux. L'enterrement de Zoe se passait dans son village natal.


Vaughn n'en revenait toujours pas. La couverture de Sydney était sauve! C'était miraculeux. Sloane n'avait l'air au courant de rien. Si Michael était lui, transporté de joie, ses patrons étaient beaucoup plus sceptiques. D'après Syd, il était à la recherche de sa femme, qui n'était peut être pas morte. Parce qu'il lui avait même rendu visite! Celle-ci n'avait pas encore repris son travail. Elle avait appris sans broncher la disparition de sa mère, mais avait été on ne peut plus heureuse d'apprendre que son père était en vie. Grièvement blessé oui, mais en vie. Elle avait d'ailleurs passé toute une semaine avec lui, à l'hôpital.

Il frappa, s'attendant à voir Francie. Ce fut Sydney elle même qui lui ouvrit. Voyant son air surpris, elle eut un sourire d'excuse.

-Fran et Will ne sont pas là. Francie voulait rester, mais Will avait besoin d'elle.

Ils restèrent ainsi un bon moment, puis Sydney l'invita à entrer. Ils ne savaient plus comment

se comporter l'un avec l'autre, surtout depuis l'autre jour, à la CIA, quand il l'avait prise dans ses bras.

Finalement, ils éclatèrent de rire.


Ange était allongée sur son lit. Perdue dans ses souvenirs et dans ses interrogations. Le seuls souvenirs heureux qu'elle avait concernaient uniquement sa mère... et... Jarod. Elle avait décider de se l'avouer une bonne fois pour toute. Elle ne se reconnaissait plus, elle si froide, hautaine, sarcastique... transformée en midinette éperdue. Oh, elle sauvait encore les apparences. Mais quelque chose s'était brisé. Ses raisons de vivre avaient changés, la règle du jeu avait changé. Et elle ne connaissait pas sa partition. Bien sûr, la CIA n'avait, à Sydney, Broots et elle même pas posé de problème. Ils étaient libres. Grâce à Jarod. C'est ce que l'autre Sydney lui avait dit. Cette fille était vraiment en or. Miss Parker soupira, elle n'avait jamais eu d'amis. A part Jarod. Et maintenant, en plus du tout elle ne savait même plus, une fois encore, qui était son père, car elle était sûr et certaine que son frère ne lui avait pas menti.

Et surtout «son» petit génie l'avait abandonné. Voilà, on y revenait... Elle ne l'avait plus revu depuis qu'elle c'était réveillée, la-bas, à Chicago. Il avait disparu après l'enterrement de cette Zoe. Ethan lui avait appris qu'elle avais été son... amie... amante... Et malgré sa mort, elle avait été jalouse de cette femme qui avait partagé quelque temps la vie de Jarod.

Elle se laissa aller, secoua la tête, un sourire ironique aux lèvres. La grande Miss Parker, froide et insensible se laissait aller. Elle avait sûrement eu tort de croire que tout aller changer.

Le caméléon était parti encore une fois a la recherche de sa famille, en emmenant leur frère avec lui. Il l'avait laissé a son sort. Comment avait elle pu oublier qu'il se contentait de sauver les gens. Aucun service après vente. Il l'avais sauvé, maintenant à elle de se débrouiller!

Qu'importe que Lyle soit encore en vie, que le triumvirat se soit remantelé, qu'un nouveau danger menace, à savoir le SD-6. Qu'elle ne sache pas qui soit son père...

Elle pouvait crever, Môssieur cherchait la sienne, de famille!

Même si au fond d'elle même elle savait que s'était complètement faux, elle se laissa envahir par sa colère, son dégoût et son égoïsme. Elle descendit, enveloppé dans la chemise de flanelle de Thomas. Se dirigea vers la bouteille de Vodka déjà entamée. Preuve qu'elle ruminait depuis plusieurs jours déjà.

Au moment boire son verre d'un seule trait, la porte s'ouvrit et de surprise, elle lâcha son verre qui explosa par terre. Un sourire lumineux lui éclaira le visage.

Ne tenant aucun compte du verre sous ses pieds nus, elle bondit vers la porte.

 

FIN ?

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